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Pépite oZer « aide les étudiants entrepreneurs à naviguer dans cette incertitude totale »

Grenoble INP - UGA

-

22/06/2020

Mathilde Lepeltier est responsable du programme d’accélération « Starter » à Pépite oZer. Elle nous explique comment le suivi des projets se poursuit à distance et l’impact de la situation actuelle sur les projets des élèves entrepreneurs.

                

                             Reveho                                                 

         Bonjour, en quoi consiste le programme « Starter » ?


"Il s’agit d’un programme d’accélération pour les projets entrepreneuriaux les plus avancés qui a lieu une fois par an, de mars à juin. L’objectif est d’accompagner les étudiants-entrepreneurs vers leurs premiers contrats. Cette année, je suis en charge du suivi de 18 étudiants, impliqués dans 13 projets. Nous poursuivons le programme à distance, même si confinement n’a pas vraiment été synonyme d’accélération ! « Starter » est habituellement jalonné de temps forts. Le premier, le Bootcamp de 2 jours, a pu avoir lieu et les élèves ont pu pitcher en public lors de l’Apér’oZer qui a suivi. Le séminaire que nous avions prévu en Chartreuse a lui été annulé. Le 3e temps fort est le Midterm review, un événement qui demande aux étudiants de présenter leurs projets à mi-parcours devant financeurs et acteurs de l’accompagnement à la création d’entreprise, tels que Grenoble Alpes Métropole, la CCI, le Réseau entreprendre ou le Crédit Mutuel ou la Banque Populaire qui sont nos partenaires. Il a pu avoir lieu à distance les 18 et 19 mai. Nous devions également avoir un stand lors de la remise des prix Innotrophées à la CCI, cette manifestation a été reportée au 5 novembre."


Ce programme va-t-il évoluer ?


"A partir de la rentrée 2020, « Starter » aura lieu deux fois par an avec un lancement à l’automne et un autre au printemps. L’idée est d’aider les projets les plus avancés à se confronter au marché et de trouver un premier contrat. Cet accompagnement se joue à la fois au niveau collectif et individuel."


Qu’est-ce qui a changé dans votre façon de travailler avec cette crise sanitaire ?    


ouistirti "Outre l’annulation ou le report des événements, nous avons testé la dématérialisation pour certains. Nous utilisions déjà slack pour coordonner le programme Starter et faciliter l’entraide avec les porteurs de projets. Cela fonctionne toujours très bien aujourd’hui, même mieux qu’avant : le besoin d’entraide avec la situation actuelle est plus important."


Comment maintenez-vous le lien entre collègues et avec les étudiants ?


"Au niveau humain, il est vrai que c’est frustrant de ne pas nous retrouver en présentiel ! Pour ne pas perdre le lien, nous avons une réunion d’équipe hebdomadaire en visio et des points réguliers avec la direction et nous contactons régulièrement les étudiants entrepreneurs pour prendre des nouvelles de leurs projets.
Nous avons mis en place un certain nombre d’actions : webinars, formations à distance,formation à la facilitation graphique, etc. Nous bénéficions du réseau Pépite France (constitué des 32 Pépites) et pouvons ainsi échanger sur les outils, les bonnes pratiques et les ressources pour alimenter les projets de nos étudiants. C’est vraiment un réseau super, très actif qu’il est facile de mobiliser.
 Nous maintenons également le lien avec les promos précédentes via des groupes Facebook
."


Quels sont les besoins de étudiants entrepreneurs en ce moment ?


Phoenix Mobility "Une partie des besoins reste identique : elle porte sur la manière de faire avancer leur projet. Le début du programme est consacré au travail méthodologique sur le « lean start up » qui vise à faire des entretiens avec des personnes cibles afin d’avoir des retours utilisateurs. L’’idée est de ne pas attendre que le projet soit fini pour le présenter mais qu’il soit co-créé avec des retours avant la finalisation du produit afin de la faire progresser plus vite. Cette partie est délicate actuellement.

Après, chaque situation dépend du type de projet. Par exemple, une étudiante était en train de monter un projet d’expositions temporaires avec un abonnement pour les salles d’attentes et les entreprises. Comme tout a été fermé, elle a été bien sûr bloquée.

Un autre projet, Nolio, porté par 2 élèves dont un de Grenoble INP est une application de coaching sportif ; avec le confinement, la demande a explosé !
 Pour pépite oZer, si certains projets n’aboutissent pas, ce n‘est pas un échec : l’entreprenariat, c’est apprendre des compétences, un savoir être. Les étudiants en sortent forcément plus forts !


Je salue leur courage car ils s’accrochent à leurs projets malgré le contexte !"


ozer


Photo 1 :  Reveho
Photo 2 : Ouistitri
Photo 3 : Phoenix Mobility

Consulter le site du Pépite oZer


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